quinta-feira, 18 de março de 2010

sábado, 13 de março de 2010

COMPRA-$E DANçA - Oficina de Videoarte SESC Paraiba 2008

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COMPRA-$E Dança - Bahia 2009

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Nam June Paik «global groove»

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La danse dans l’oeuvre vidéo “Lake Placid ’80” de Nam Jun Paik

Université Paris1 Panthéon-Sorbonne UFR O4
M1 Arts et Médias Numériques . Oscar MALTA

La danse dans l’oeuvre vidéo “Lake Placid ’80” de Nam Jun Paik.
(1980,vidéo 3:49 min, couleur, sonorisée)

“On peut ainsi montrer la danse d’une manière qui n’est pas possible sur scène.”
(Merce Cunningham)

L’histoire de l’art vidéo se confond avec celle de Nam June Paik.
Dès sa première exposition à la galerie Parnass à Wuppertal(1963), Nam J Paik a écrit une page dans l’histoire de la vidéo et de l’art. On pourrait allonger indéfiniment la liste des réalisations innovatrices de Paik, par exemple en citant ses “sculptures vidéo” ou alors le premier synthétiseur d'images, qu’il a construit avec l'ingénieur japonais Shuya Abe et qui porte leurs deux noms.
Cet exposé a pour but de suivre les “traces” de la danse dans l’oeuvre de Nam Jun Paik, Lake Placid’80.
Le mouvement des danseurs et des athlètes qui sont utilisés dans cette oeuvre, ne sont pas des mouvements créés pour la vidéo, mais pour les jeux olympiques d’hiver. C’est le génie de l’artiste que de les transporter à la vidéo par le biais du montage comme des pas de danse pour réunir la fête et le sport liés par la musique.
Issue d’une formation musicale et malgré son partenariat avec certains noms de la musique, comme John Cage, c’est dans un groupe de rock (Detroit Wheel's Devil) qu’il puise la bande son de Lake Placid ‘80 (et Global Grove). Le montage accorde les séquences et les plans au rythme du rock. En revanche c’est dans lui-même qu’il va puiser de quoi alimenter ses oeuvres, en se servant dans un garde-manger où seraient rangées des *boîtes de conserve qu’il peut ouvrir et utiliser à sa guise.
Nous pouvons apercevoir un certain rythme dans son oeuvre ; les allées et venues, les répétitions et les mouvements eux-mêmes font preuve d’une certaine musicalité.
Dans une exubérante maîtrise du montage, Paik reconstruit le mouvement à travers le collage et la déformation de l’image. Dans la vidéo le découpage complexe des plans est très bien organisé, comme si c’était une séquence des fragments indispensables à la formation d’un corpus.
Par rapport à la complexité elle-même qui existe dans l’organisation d’un tel évènement comme les Jeux Olympiques d’hiver et la complexité du montage des vidéo, peut-on parler de métonymie ? Lake Placid' 80 a été créée par Nam June Paik en réponse à la commande du Comité national des Beaux-Arts des 13e Jeux, à Lake Placid’, en 1980 .

« …Ce n’ etait donc pas l’image qui m’intéressait mais la fabrication de l’image : les conditions techniques et matérielles de sa production… »
(Nam June Paik)
Il arrive à jouer avec plusieurs éléments dans des séquences qui s'entrecoupent: des danseurs rock, une descente puis un saut à ski, une patineuse, une acrobatie aérienne, une partie de hockey sur glace, etc.
Saut dans l’espace avec continuité temporelle, saut dans le temps avec continuité spatiale; la caméra ramène la danse vers un support bidimensionnel, franchissant ainsi le seuil de l’enregistrement .
La possibilité des variations de la prise de vue et de l’échelle de la représentation du corps humain sont aussi alliées de l’artiste, mais dans cette œuvre, le changement de vitesse est le moyen par lequel cette “danse” devient visible seulement et à travers la vidéo.
Avec les images enregistrées au préalable d’une descente à ski et d’une vrille de la patineuse, il joue sur la notion du temps, on se demande où est le début et où est la fin ?
Le contraste entre le mouvement de la vidéo danse de Merce Cunningham et la séquentialisation rythmée et rapide de l'artiste coréen dans Lake Placid 80 ou dans Merce By Merce By Paik , prouve qu’on peut construire la danse en vidéo de plusieurs formes. L’artiste coréen pense-t-il que cette rapidité même déroute le spectateur ? Celle-ci est un obstacle à franchir pour entrer dans ses oeuvres.La bande vidéo se termine par une séquence calme avec une musique méditative jouée par Allen Ginsberg et sur laquelle les anneaux symboliques des Jeux Olympiques dansent en guise de générique final.
Des extraits ou la bande entière de Lake Placid' 80 ont été repris dans des oeuvres de l'artiste, en particulier dans Tricolor Video (1982, une installation de 384 moniteurs imitant le drapeau français et dans Vidéo Laser Environnement (1981, un arrangement en rectangle de 36 moniteurs combiné avec une projection laser de H. Baumann sur les murs latéraux).
Huit ans plus tard, Paik a été invité à composer aussi une oeuvre aux jeux Olympiques de Séoul, ville dans laquelle il est né . (1988
, "The more the better", avec 1003 moniteurs).


• *La video est une conserve qui maintient le matériau consigné dans un etat de disponibilité et de transformabilite totales.C’est très évident dans cette oeuvre la condition de Boîte de Conserve que la vidéo représente pour Paik.


Bibliographie

- Jean-Paul Fargier, Nam June Paik, Paris, Art Press, 1989.
- Florence de Mèredieu, Arts et Nouvelles Technologies – Art Vidéo Art Numérique, Larousse.

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